Pop française


3 ans après Léviathan , Contre-Temps, le nouvel album de Flavien Berger, sorti, est tout aussi pop, tout aussi synthétique et humain à la fois et toujours chanté en français.

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Cheveux longs ondulés à la d’Artagnan du XXIe siècle, ce jeune trentenaire loufoque et amusant fait partie des rares musiciens qui parviennent à faire de la pop française actuelle quelque chose d’intéressant.

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Un look un peu rétro !

Ayant commencé à jouer de la musique sur sa Playstation, l’animal ne manque pas d’originalité ; autant chanteur que fabricant de sons, il bidouille aussi bien les ordinateurs que les codes de l’art contemporain (l’humour en plus). Capable de croiser technologie la plus pointue et poésie banale du quotidien, il truffe ses morceaux de sons prélevés autour de lui : bruits de radiateur, de cuisine ; sonneries de téléphone portable, cliquetis, bouts de conversation entre amis.

L’album part lentement, il lui faut passer Castelmaure, chanson d’amour un brin désuète pour commencer sérieusement au 4è morceau (Maddy la Nuit) où on retrouve le vrai Flavien Berger, marqué par l’esprit Krautrock, qui mélange si efficacement rythmes répétitifs motorik et mélodies efficaces.

 PAROLES

J’ai dit des choses que je pensais pas,
Accélérant ma mise à mort,
La vie d’avant ne m’allait pas,
Évidemment que j’avais tort.Téléphone moi, encore
Je promets que je ne répondrai pas.
Tu changes et ça me dévore
Je ne veux pas voir ça,
Transformation Transformation…Pour une goutte de Tantale,
Tu as tenté le Minotaure,
C’est déroutant comment t’en parles,
Tu te transformes en château fort.Téléphone moi, encore
Je promets que je ne répondrai pas.
Tu changes et ça me dévore
Je ne veux pas voir ça,
Je sens que le temps nous veut mort.Transformation…

Ça continue plutôt bien avec 9999999999, morceau planant comme il sait si bien les faire, multipliant citations et pastiches (Bach, peu après le début du morceau). Ensuite il continue à empiler les tranches de vie quotidienne, les morceaux de narration, les collages sonores (4.46 de À reculons) aboutissant aux résultats les plus improbables et drôlatiques : comptine enfantine + collage sonore = Médiéval Wormhole.

Il faudrait encore parler du très bon À Reculons, de l’ambiance cotonneuse de Pamplemousse, de la « méta-ironie » de Deadline (« je vais pas vous faire un album en deux jours ») et de la fin de Contretemps: un petit essai de composition avec de « vrais » instruments mais avec quand même un petit collage sonore, très léger, en arrière-fond.

SOURCE : un spécialiste de la musique pop de l’Institut Français de Naples

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