Plastique en mer

Dans le cadre de la journée « Le plastique, non merci ! », l’édito carré nous parle du plastique dans les océans.

EXERCICE : écoutez la chronique et répondez aux questions (réponses dans la transcription en fin d’article)

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Ce matin dans l’édito carré, la pollution du plastique dans le milieu marin, à l’occasion de la journée spéciale sur notre antenne.

 L’histoire commence en 1997 avec la découverte d’une gigantesque concentration de déchets plastique dans l’océan(1). Nous sommes dans le nord-est du Pacifique, entre la Californie et l’archipel d’Hawaï. 

Cette zone est surnommée « le 7ème continent »(2). Imaginez une surface grande comme trois fois la France constituée de milliards de micro-plastiques, issus de la fragmentation de cette matière.

L’image du 7ème continent de plastique a beaucoup marqué les esprits et les scientifiques se sont lancés depuis dans de très nombreuses recherches pour travailler sur la quantification du plastique, son devenir en mer et ses effets sur la faune marine (3). 

L’océanographe Jean-François Ghiglione rappelle qu’avant la médiatisation du 7ème continent seuls quelques chercheurs isolés travaillaient sur ces questions. Mais les choses ont bien changé et on assiste aujourd’hui à un boom de la science parallèlement à la découverte des énormes concentrations de plastique absolument partout dans la mer. 

Et quelles sont les priorités en matière de recherches ? 

La première chose à faire pour les scientifiques est de parvenir à quantifier la présence du plastique depuis la surface jusqu’au fond des océans. Jean François Gliglione raconte qu’en face de son laboratoire au large de Banyuls-sur-mer se trouve le canyon de Lacaze-Duthiers situé à 1500 mètres de profondeur.(4) Il décrit une véritable décharge publique. On y trouve en effet des pneus, des caddies ou une forêt de sacs en plastiques. (5) Une zone d’accumulation de la pollution comme il en existe des milliers sur le globe mais qui restent encore mal connues. 

Un autre sujet majeur est l’étude de la pollution des fleuves par le plastique et bien sur l’impact sur les animaux. 

Car depuis les mammifères jusqu’aux oiseaux marins, aucune espèce marine n’est épargnée. Une étude récente a montré que même dans la fosse des Mariannes qui atteint 10000 mètres de profondeur, des particules de plastique ont contaminées les entrailles d’amphipodes (6), de tous petits crustacés qui se nourrissent sur les fonds marins et qui sont à la base de la chaîne alimentaire. 

Et puis enfin un autre axe de recherche concerne l’influence du plastique sur la migration des espèces. Les chercheurs ont découvert que les larves qui s’accrochent sur les plastiques comme à un radeau, se retrouvent disséminés partout. Au Canada les scientifiques ont retrouvé sur un seul morceau de polystyrène, 54 nouvelles espèces qui n’avaient rien à faire au Canada et qui provenait du Japon après le tsunami de 2011. Les chercheurs doivent maintenant étudier de quelle façon ces migrations perturbent les écosystèmes.

Malgré ce constat peut réjouissant, Jean François Ghiglione reste quand même optimiste car selon lui tout le monde est aujourd’hui conscient des problèmes engendrés par la pollution au plastique: des consommateurs aux industriels en passant par les instances politiques et nous serions dans une pleine phase de transition.(7)

France Inter propose justement aujourd’hui une journée spéciale, pour dresser un état des lieux et faire un tour d’horizon des initiatives et des bonnes pratiques à adopter…

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