France Culture pour enrichir vos connaissances

Voici un dossier à retrouver sur France Culture et qui traite d’un sujet très souvent présent lors des épreuves du DELF :

Les écrans présentent-ils des risques pour les jeunes enfants ?

En 2013, l'Académie des sciences a déjà publié un avis mettant en garde sur les risques liés à la surexposition des enfants aux écrans. Elle sortira un nouveau rapport en avril 2019.

Trouble du sommeil, retard du langage, repli sur soi : les risques de la surconsommation des écrans chez les jeunes enfants sont analysés par de nombreuses études. Mais aucune ne fait autorité mondialement.

Si les études scientifiques sont dans leur très grande majorité unanimes à dire qu’une surexposition aux écrans peut perturber le développement cognitif des jeunes enfants (âgés de 0 à 3 ans), il est impossible d’établir un lien de cause à effet. Les conséquences de la lumière bleue dégagée par les écrans, suspectée notamment de troubler le sommeil, sont aussi controversées.

Des études difficiles à mener

Des dizaines d’études sur les conséquences des écrans pour les jeunes enfants ont déjà été publiées et pour l’ensemble de ces recherches, la difficulté est d’obtenir des observations fiables sur des pratiques très récentes et évolutives, télévision mise à part.

En effet, il est démontré que la surconsommation d’écrans est un terreau fertile à un retard du développement du langage, mais :

  • Rien ne permet d’affirmer qu’un enfant en retard est trop resté devant des écrans.
  • Comme l’explique le psychiatre et docteur en psychologie Serge Tisseron, à l’origine de la règle du 3-6-9-12 (ans), des études d’observation directe qui trancheraient définitivement la question sont impossibles : « On ne peut pas organiser des expérimentations avec des humains comme on le fait avec des animaux. »
  • On ne peut pas décider de mettre 300 enfants dans des milieux où ils n’auront jamais d’écran, 300 dans des milieux où ils en auront une heure par jour et 300 où ils en auront quatre heures par jour. On ne peut pas organiser des expérimentations avec des humains comme on le fait avec des animaux.

Des troubles du développement cognitif ?

Télévision, téléphone, tablette, jeux vidéos : les écrans sont omniprésents dans les foyers.

Selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), deux enfants sur trois regardent la télévision tous les jours et un enfant sur deux commence à la regarder avant 18 mois.

Le risque ? la surconsommation et l’addiction selon des études réalisées aux Etats-Unis et au Canada qui précisent que cela pourrait engendrer des troubles du développement cognitif (langage, empathie, motricité, concentration etc.) 

  • Trouble du langage : « Même si le bébé ne parle pas encore dès les premières années de sa vie, les fondations de l’acquisition du langage se mettent en place », explique l’Académie des Sciences.

Ainsi, une étude canadienne dirigée par Linda Pagani, Professeure à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal, a pu établir un lien entre la durée d’exposition devant la télévision à deux ans et un retard de développement des compétences cognitives à cinq ans : « On constate une diminution de 7 % dans les scores d’habileté mesurant le vocabulaire réceptif. » 

  • Trouble de la concentration : Trop d’écrans dès le plus jeune âge serait source de manque de concentration et de manque d’intérêt en classe dans les années suivantes. Linda Pagani observe ainsi une diminution de l’investissement à la maternelle de 5,2%. « L’exposition précoce au petit écran semble nuire aux processus de la fonction exécutive qui régulent l’orientation à la tâche, la productivité, l’autonomie, la coopération avec les camarades et l’observation des règles et des instructions. » 
  • Manque de sociabilité : Les enfants exposés très tôt à la télévision auraient davantage tendance à s’isoler socialement d’après l’étude canadienne (+10%). Pire, l’enfant passif devant la télé le serait aussi davantage dans la cour de récréation. Les bébés qui ont passé beaucoup de temps devant la télévision risqueraient de subir plus de moqueries et d’agressions en classe, dès l’âge de cinq ans. « Cette tendance est encore observée à 10 ans, à 12 ans, et encore à 13 ans (+ 6 %  à 11 %). »
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  • Trouble de l’alimentation : Manger devant la télé pourrait diminuer l’attention à la sensation de satiété, selon l’Académie Américaine de Pédiatrie. Dans son étude Media and Youg Minds, publiée en novembre 2016, l’académie explique que la surconsommation d’écran avant l’âge de cinq ans « pose les base d’un risque d’obésité plus important ensuite. »

QUELS SONT LES RISQUES ?

Les 4 risques pour les 0-3 ans selon le psychiatre Serge Tisseron, interrogé par Tara Schlegel

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