Extinction rebelle

Que savez-vous du mouvement « Extinction rebelle »? Cet article du monde pourra vous en dire plus !

Extinction Rebellion, portrait du mouvement écologiste qui bloque des places et des ponts à travers le monde

Des manifestants soutenant l’action d’Extinction Rebellion, à Vienne, le 7 octobre.

De Sydney à New York en passant par Londres ou Paris, les militants écologistes ont entamé une « rébellion internationale » pour dénoncer l’inaction « criminelle » des gouvernements face à la crise climatique.

C’est un logo devenu viral sur les réseaux sociaux : un sablier à l’intérieur du cercle de la Terre, peint en noir. Lundi 7 octobre, des drapeaux verts, bleus ou jaunes arborant cet emblème flottaient dans les rues de près de soixante grandes villes, de Sydney à New York en passant par Londres ou Paris. Les militants écologistes d’Extinction Rebellion ont entamé une « rébellion internationale » – une ou deux semaines d’actions coups de poing à travers le monde – pour dénoncer l’inaction « criminelle » des gouvernements face à la crise climatique.

En bloquant des ponts, des routes ou des lieux de pouvoir, de manière parfois spectaculaire, ce mouvement de désobéissance civile non violente, lancé fin octobre 2018 au Royaume-Uni, séduit de plus en plus largement. Il revendique plus de 100 000 militants dans 70 pays.

 « On désobéit parce que l’on n’a plus le choix. Un effondrement de nos écosystèmes est en cours, les scientifiques alertent depuis quarante ans sur la crise climatique, et le gouvernement ne réagit pas »

Revendications et actions radicales

Partout dans le monde, ces « rebelles », qui dénoncent fréquemment le capitalisme, cherchent à créer suffisamment de perturbations pour forcer les gouvernements à répondre à leurs trois revendications : déclarer un état d’urgence climatique, réduire immédiatement les émissions de gaz à effet de serre pour atteindre la neutralité carbone d’ici à 2025, et créer des assemblées de citoyenspour surveiller démocratiquement cette transition. S’y ajoute, en France, l’appel à un « arrêt immédiat de la destruction des écosystèmes océaniques, terrestres et aériens ».

Tous sont prêts à être emmenés par les forces de l’ordre. C’est d’ailleurs l’un des objectifs de leur stratégie, qui prône des actions radicales, destinées à marquer les esprits, mais toujours non violentes et à visage découvert, afin de médiatiser largement leur action et de sensibiliser l’opinion publique.

« Le risque climatique est plus grand que celui d’aller en prison », assure, Sidonie, 23 ans, étudiante à Paris. A Londres, plus de 270 personnes ont été arrêtées lundi, et 1 200 depuis avril. Plus de 350 militants ont été jugés lors de 69 procès au Royaume-Uni, 320 ont été déclarés coupables, notamment de troubles à l’ordre public, mais aucun n’a été condamné à une peine de prison.

Soutien de centaines d’universitaires et intellectuels

Après une « déclaration de rébellion » organisée à Londres le 31 octobre 2018, ces militants multiplient les actions chaque semaine ou presque : blocages de ponts, interruptions du trafic automobile, sit-in dans le Parlement écossais ou déversement de faux sang à Londres devant Downing Street.

Des militants plantent des tentes pour bloquer la rue, place du Châtelet, à Paris, le 7 octobre.

Le soutien de la jeune Suédoise Greta Thunberg, qui a lancé le mouvement international de grève scolaire pour le climat, contribue à populariser XR, notamment auprès des plus jeunes. Et l’appui de plusieurs centaines d’universitaires et d’intellectuels) lui apporte une forme de légitimité.

Succès d’estime

Si le mouvement rencontre un succès d’estime auprès d’une partie de la population, son influence politique est plus incertaine. « En France, ce mouvement n’engage pour l’instant pas de transition en matière de politiques publiques », observe Yann Le Lann.

Une montée en puissance que suivent de près les autorités françaises, en particulier depuis le blocage pacifiste du pont de Sully, à Paris, le 28 juin. L’incapacité de la police à gérer ce type de manifestation. Les autorités s’alarment également des éventuelles dérives radicales de certains membres, qui jugeraient à terme ce type de mobilisation insuffisant.

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