Marcher en musique

La rubrique de France Info « Ces chansons qui font l’actu » permet de découvrir la musique au rythme de l’actualité. La semaine dernière l’actualité française a été marquée par une série de grèves qui a obligé les français à marcher. Découvrez la bande-annonce de cette semaine sans transports en commun

Avant d’y être contraint par la grève à la RATP, le Parisien a toujours beaucoup marché. C’est même une part de son identité…

Comme à chaque fois que les salariés de la RATP suivent majoritairement les mots d’ordre de grève de leurs syndicats, on voit dans la capitale et les communes de la petite couronne beaucoup de piétons néophytes – le genre qui vous demandent à Montparnasse le plus court chemin à pied pour Bastille, ou qui, après avoir traversé depuis des années la Seine par la ligne 13, prennent pour la première fois le pont de la Concorde… À tous ceux-là, la chanson apporte des consolations historiques.  

Dans le premier épisode de Ces chansons qui font l’actu ce week-end, vous entendez des extraits de : 

Marie France, La Chanson du petit piéton, 1954

Georges Tabet, Pour me rendre à mon bureau, 1945

Georges Brassens, Pour me rendre à mon bureau, 1980

Les Ogres de Barback, Pour me rendre à mon bureau, 2000

Alibert, Elle avait des semelles en bois, 1941

Maurice Chevalier, La Symphonie des semelles en bois, 1943

Tonton David, Il marche seul, 1994

Alain Souchon, C’est déjà ça, 1993

Les Tit’ Nassels, Les Gens qui marchent seuls, 2013

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Les Tit’ Nassels

Une équimause un sanglot
Une larme dans la voix
On suppose sous ton chapeau
Que tourne tourne tourne tourne tourne tes idées noires

Sur ton échine un fardeau
La colère du bout des doigts
On devine que sous ta peau
Ca crie ça hurle tu brules,
Tu gémis qu’il fait trop noir

Et dans la rue
Tu te crois seul au monde
Mais sous cette pluie
Y’a mille coeurs qui s’innondent

Car les gens qui marchent seuls dans la rue ne sont pas seuls
Ils sont chaque jours
Un peu plus près de toi
Car les gens qui marchent seuls dans la rue ne sont pas seuls
Ils sont chaques jours
Un peu plus près de moi

Une apostrophe, un regard, un petit geste de la main
On anicroche, on s’égard
On roule roule roule roule roule nos bosses sur le chemin
Sur nos arrières mais en avant
La tête rentré le profil bas, solitaires et distants
On s’évite on se bute on évite les uppercut et les coups bas
et dans l’arène, tout le monde est sur ses gardes
Mais réunis y’a milles mains qui s’évadent

Car les gens qui marchent seuls dans la rue ne sont pas seuls
Ils sont chaque jours
Un peu plus près de toi
Car les gens qui marchent seuls dans la rue ne sont pas seuls
Ils sont chaque jours
Un peu plus près de moi

Une parenthèse, une pause
Pour se détourner du chemin
On s’arrête puis on cause
On s’abîme on se montre on s’échange les bleus qu’on à en communs
sur le bitume, y’a pas que toi et moi
Et dans la brume, y’a milles frères aux abois

Car les gens qui marchent seuls dans la rue ne sont pas seuls
Ils sont chaque jours
Un peu plus près de toi
Les gens qui marchent seuls dans la rue ne sont pas seuls
Ils sont chaque jours
Un peu plus près de moi

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